Bio
Né à Rennes en 1990, j’arrive à Montréal en 2008, où l’urbanisme nord‑américain transforme mon regard et inspire plus tard ma série Ville totale. Après des études en cinéma, marqué par l’esthétique du western spaghetti, je me tourne vers la peinture pour tenter de représenter le silence. Formé aux Beaux-Arts de Bordeaux, je me consacre depuis 2010 à l’huile, au pastel et à la gravure. Installé à Rosemont, j’explore la couleur, la lumière et la structure des espaces dans une pratique en évolution constante.
Bio
Born in Rennes in 1990, I moved to Montréal in 2008, where North American urbanism reshaped my perspective and later inspired my series Ville Totale. After studying film, influenced by the aesthetics of the spaghetti western, I turned to painting in an effort to depict silence. Trained at the Beaux-Arts de Bordeaux, I have devoted myself since 2010 to oil painting, pastel, and printmaking. Now based in Rosemont, I explore color, light, and the structure of spaces through a practice that continues to evolve.
Démarche
Je parcours les rues de Montréal à la recherche de mes supports : tiroirs abandonnés, panneaux récupérés, fragments arrachés à la ville. Ce geste de collecte, à la fois artistique et écoresponsable, répond à ma sensibilité au gaspillage et à la surproduction. Je peins sur ce que la ville me donne, laissant les formats imposer leur propre logique et leur propre charge symbolique.
La peinture à l’huile est devenue ma thérapie. Vivant avec de l’anxiété, j’y trouve un espace pour canaliser ce qui déborde, pour transformer les tensions du monde contemporain en images. Le geste lent, répétitif et minutieux de la peinture m’aide à habiter un environnement souvent oppressant et à donner forme à ce qui m’échappe autrement.
Je m’intéresse au sublime urbain, à cette démesure qui écrase l’échelle humaine et rend la ville presque abstraite. Territoires, visages ou intérieurs deviennent pour moi des lieux d’observation de la lumière, de l’ombre, de la beauté et de la brutalité. Ma pratique puise autant dans l’histoire de la peinture que dans le cinéma et le jeu vidéo, dont les atmosphères et les cadrages influencent ma manière de composer.
Approach
I walk through the streets of Montréal in search of my painting surfaces: abandoned drawers, reclaimed wooden panels, fragments taken directly from the city. This act of collecting, both artistic and eco‑responsible, reflects my sensitivity to waste and overproduction. I paint on what the city offers me, letting each found format impose its own logic and symbolic weight.
Oil painting has become my therapy. Living with anxiety, I rely on it to channel what overwhelms me and to transform the tensions of contemporary life into images. The slow, repetitive, meticulous nature of painting helps me inhabit an often oppressive environment and gives form to what I cannot express otherwise.
I am drawn to the urban sublime, to the scale and excess that crush the human dimension and push the city toward abstraction. Whether I’m observing a territory, a face, or an interior, I look for light, shadow, beauty, and brutality. My practice is nourished by painting, but also by cinema and video games, whose atmospheres and framing deeply influence the way I compose an image.